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La consommation collaborative, vous connaissez ?

 

La consommation collaborative vous connaissez ?

Phénomène relativement nouveau, et de plus en plus en vogue en France, la consommation collaborative gagne de l’ampleur. Son développement a commencé par les sites de location d’appartements entre particuliers, avec Airbnb, puis le concept s’est étendu à différents secteurs : la voiture, les biens matériels, etc.

La consommation collaborative propose une manière alternative de consommer, qui se focalise sur l’optimisation des biens et services existants plutôt que d’en créer de nouveaux. Il s’agit de visualiser avant tout l’usage d’un bien plutôt que sa possession.

Ce système permet de faire des économies, mais a aussi des avantages sociaux et environnementaux. De nombreuses plateformes ont ainsi vu le jour pour permettre à ces échanges, entre mutualisation et réutilisation, de se réaliser plus facilement : le Bon coin pour la revente d’objets, Blablacar pour le covoiturage, et maintenant TravelerCar pour le partage de véhicules aux aéroports.

 

C’est quoi l’économie collaborative ?

La consommation collaborative est l’un des aspects d’un concept plus large, l’économie collaborative, qui regroupe également trois autres thématiques, selon la définition proposée par le collectif OuiShare :

  • L’open source et la production contributive, qui propose le partage de la création via des structures comme les FabLab, des outils comme les imprimantes 3D, etc. ;
  • La finance collaborative, qui permet à tout individu d’apporter sa contribution financière à un projet qui lui tient à coeur, en parallèle de systèmes de transaction différentiés, comme les monnaies complémentaires ou l’économie du don ;
  • L’open knowledge, qui vise à permettre à tous d’accéder aux savoirs de secteurs tels la culture, la science, l’économie, la poltique.

Chacune de ces thématiques est illustrée par un exemple phare, qui a précédé de nombreuses initiatives. L’un des premiers exemples de crowfounding est la campagne de financement du premier album de la chanteuse Irma via la plateforme My Major Company, qui a été reprise et mise en scène dans une publicité Google Chrome.

Le financement participatif permet ainsi de créer un système hors des moyens classiques de financement et de donner la chance à des projets “hors catégorie” de voir le jour. Ainsi, un projet a connu un engouement très important sur le site américain Kickstarter : la création du film Veronica Mars, tiré de la série du même nom. La Warner Bros ayant de refusé de financer le film, le producteur Rob Thomas a obtenu la promesse que s’il réunissait une certaine somme pour produire le film, la Warner financerait par la suite le marketing et la promotion du film. Convaincu de la notoriété de la série auprès des fans, Rob Thomas a lancé une campagne de 30 jours sur Kickstarter pour réunir deux millions de dollars. La somme a été atteinte en moins de 10 heures. L’un des donateurs a même offert 100 000 dollars afin d’avoir un rôle de figurant/acteur dans la production !

 

Devenir consomm’acteur

Cet exemple illustre le succès de ce nouveau moyen de consommer, qui permet dans un sens de devenir consomm’acteur, dans la mesure où les structures de la consommation collaborative redonnent un certain pouvoir à l’utilisateur, celui de choisir où il veut acheter et de quelle manière.

Le développement rapide de la consommation collaborative est permis par le recours aux nouvelles technologies, qui donnent un accès rapide et localisé de l’information. Un grand nombre de ces solutions permettent avant tout de faire des économies. La crise est souvent évoquée comme un catalyseur qui a permis le développement de la consommation collaborative.

Dans une grande partie des cas, c’est pour retrouver un pouvoir d’achat perdu que les consommateurs s’orientent vers ces modèles alternatifs de consommation.

Mais une fois ces systèmes testés et approuvés, ils y reviennent parce qu’ils ne conçoivent plus de passer par les systèmes traditionnels, quand les nouveaux sont synonymes de gain de temps et d’argent.

Ces systèmes passent par le partage mais aussi le troc, la récupération, la réutilisation. Le Bon coin par exemple est devenu un réflexe dans nombre de foyers pour y vendre meubles et tout objet d’occasion. La tendance est ainsi à l’achat utile et davantage réfléchi, pour les adeptes de la consommation collaborative. Les économies faites sont réinjectées dans les loisirs, ou tout simplement dans quelque chose qui nous fera plaisir.

C’est le but de TravelerCar : les économies faites sur le coût du parking et l’argent gagné en mettant à disposition son véhicule pour d’autres voyageurs pourront être utilisées pour s’octroyer une activité ou un petit plus en voyage, qui n’aurait pas été possible en prévoyant un budget parking classique.